Climatiser sans groupe en façade dans le 14e
Façade protégée côté rue, vote négatif des copropriétaires, interdiction du bailleur : il arrive, dans le 14e, que le groupe extérieur n'ait nulle part où aller. Le monobloc mural reste alors une solution sérieuse, avec ses limites.
Quand le groupe extérieur est refusé
Ici, les refus viennent de plusieurs horizons : copropriété ayant banni toute machine en façade, Architecte des Bâtiments de France défavorable près d'un monument historique, bailleur social hostile aux appareils sur loggia, ou logement sans cour, sans balcon et sans accès au toit. Dans ces cas, s'entêter sur un split ne mène nulle part.
Le monobloc mural : deux trous discrets au lieu d'une machine
Dans un monobloc, compresseur et ventilateurs tiennent dans un même caisson, fixé à l'intérieur sur un mur qui donne dehors. Pour respirer dehors, l'appareil a besoin de deux percements ronds, de 15 à 20 cm environ, que ferment des grilles. Du trottoir, on n'aperçoit que deux petites grilles, souvent repeintes de la teinte de la façade : aucune machine visible. Cela change l'aspect extérieur de façon minime, mais une déclaration ou un accord reste parfois nécessaire : nous vérifions avec vous.
Il se pose de préférence en haut du mur ou en allège, sous une fenêtre. Dans un mur de pierre épais du Petit-Montrouge, le carottage demande un matériel adapté.
Ce qu'il faut accepter avec un monobloc
- Davantage de bruit perçu dans la pièce, le compresseur s'y trouvant.
- Une puissance plafonnée, qui convient à une pièce moyenne mais pas à un atelier sous verrière.
- Une efficacité moindre qu'avec un split, ce qui se traduit par une consommation un peu supérieure.
Contrairement au mobile posé au sol, ce monobloc mural travaille porte et fenêtres fermées, avec un meilleur rendement et moins de bruit.
Ateliers, bureaux et pièces qui ne s'y prêtent pas
Le monobloc a ses terrains de prédilection : une chambre, un bureau à domicile, un petit séjour. Il atteint ses limites dans un atelier à verrière de Montparnasse ou dans un grand séjour traversant exposé plein ouest, où sa puissance ne suffit pas à compenser les apports solaires. Quand c'est le cas, nous le disons franchement, plutôt que d'installer une machine qui tournerait sans relâche pour un résultat médiocre. Protection solaire extérieure, rideaux occultants, ventilation nocturne : ces mesures simples augmentent sensiblement l'efficacité d'un monobloc dans une pièce exigeante.
Les autres pistes dans l'arrondissement
Avant de retenir le monobloc, nous regardons s'il existe un emplacement moins visible : une courette, la toiture accessible par une trappe, un comble. Un groupe unique en toiture raccordé à plusieurs pièces, via un multi-split, passe parfois là où un appareil sur balcon est refusé. Prévoyez à partir de 1 890 € TTC posé pour un monobloc ; comparez-le aux autres formules sur la grille de prix pour le 14e, et gardez en tête la pose d'un split avec groupe extérieur si un emplacement finit par se libérer.
Questions fréquentes
Un séjour de 30 m² peut-il être rafraîchi par un monobloc ?
Cela dépend de l'exposition et de l'isolation. Dans une pièce de vie très ensoleillée, sa puissance risque d'être un peu courte. Le technicien vous le dit franchement lors de la visite.
Les deux grilles percées en façade exigent-elles une autorisation ?
Souvent, car l'aspect extérieur est légèrement modifié. Comme elles se voient peu, la copropriété les accepte généralement plus volontiers qu'un groupe extérieur. Nous vous aidons à constituer la demande.
Un monobloc peut-il aussi chauffer ?
La majorité des monoblocs proposent un mode chaud, utile à l'intersaison. En chauffage, ils restent toutefois moins efficaces qu'un split. On les voit plutôt comme un appoint.